Renaissance on my feet ! 

Ceux qui me connaissent savent que la simplicité et la sobriété sont les maîtres-mots de ma garde-robe : je ne porte que très peu de motifs, suis une fervente partisane des couleurs sobres telles que le noir, le blanc ou encore le gris et je privilégie toujours les vêtements à la ligne simple et épurée. J’ai toutefois récemment craqué pour une paire de Dr Martens dont le motif pourrait être qualifié d’inattendu… Il s’agit des Pascal boots D’Antonio Renaissance que j’ai  postées il y a un petit temps maintenant sur Instagram.

Ce qui m’a plu au premier abord, c’est la fresque représentée. Réalisé par Biagio d’Antonio, peintre né à Florence en pleine période de la Renaissance italienne, ce tableau m’a séduite de par ses couleurs et l’impétuosité qu’il donne à la chaussure.
Ensuite, qui dit Dr Martens dit bien évidemment confort, chose à laquelle je tiens en toute circonstance. Je me déplace énormément à pieds, il m’arrive d’avoir à courir après les transports en commun et j’aime tout simplement marcher. Ok, je n’ai pas encore le permis de conduire mais là n’est pas la question : la marche est un réel plaisir pour moi et mon mode de vie ne me permet de toute façon pas de porter des talons hauts. Puis pour être tout à fait honnête, je n’en ai absolument pas envie.
Je ne dirai jamais non à une belle paire d’escarpins, à de somptueuses sandales hautes si l’occasion se présente à moi mais j’ai l’intime conviction que l’aisance et le fait de se sentir belle et bien dans sa peau ne sont absolument pas indissociable. Vous l’aurez compris, « il faut souffrir pour être belle » ne fait absolument pas partie de mes mantras.

Cet article qui commençait comme une ode à cette marque que j’aime tant est en réalité un billet sur un tout autre thème : la FEMINITE.
Ce sujet me tient à coeur parce qu’il a occupé mon esprit pendant une grande partie de mon adolescence et mon rapport à lui n’a changé que très récemment…

Je ne pense pas correspondre à l’image que se fait la collectivité de la féminité : une coupe de cheveux savamment élaborée, un maquillage sophistiqué, une douceur infinie dans la gestuelle et dans la voix, le charme, l’élégance et le raffinement d’une attitude ainsi que tant d’autres attributs considérés comme typiquement féminins que je vous épargnerai ici.
Oui, pour faire court, j’aime le naturel, la simplicité et le concept de « féminité » me dérange. Je le trouve rigide et pense qu’il laisse peu de place à la diversité dans laquelle nous baignons au quotidien. Je pars, en effet, du principe qu’il existe autant de manière d’être féminine qu’il y a de femmes sur Terre. Cette féminité s’exprime de manière différente chez chacune d’entre nous et ne se limite pas qu’aux seuls domaines de l’apparence physique et de l’attitude.
La société patriarcale dans la quelle nous vivons spécifie quels en sont les codes et ce, dès le plus jeune âge et c’est à nous de nous en accommoder. Il en va de même pour tout ce qui a trait à la masculinité, la virilité et je dois vous avouer que je déplore la place importante occupée par ces diktats, tant dans les médias que dans les intellects, depuis des millénaires car ils constituent des moyens supplémentaires – parmi tous ceux qui existent déjà ! – de fragmenter la population et de stigmatiser celles et ceux qui ne s’y conformeraient pas.

En ce qui me concerne, je ne me définis jamais comme étant une personne féminine : d’abord, je ne colle généralement pas aux stéréotypes véhiculés par la majorité ; ensuite, je n’aime pas avoir à poser d’étiquette sur des facteurs aussi fluctuants que celui-là quand il s’agit des individus. Dieu sait qu’il m’arrive de le faire, comme tout un chacun, mais c’est une habitude que je m’évertue à éradiquer.
Vous me verrez, néanmoins, arborer une robe, une paire de hauts talons, un maquillage travaillé de temps à autre. Sachez que cela ne signera en rien mon adhésion à cette fameuse notion de féminité. Il s’agira essentiellement d’une envie de sortir de ma zone de confort, d’exprimer MA vision de l’esthétique, du bon-goût et d’extérioriser ma personnalité aux multiples facettes. Il s’agira également d’affirmer MA conception de la féminité en jouant avec des codes, ceux que la société nous impose, mais qui ne sont pas les miens : l’androgynie est de loin mon alliée la plus fidèle…

Sur cette douce réflexion, je m’en vais chérir mes imposantes et « peu féminines » bottines.

A très vite !

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